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Boîte à outils pour le cours |
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Études de casLa santé des rivières et estuaires du Parc National Kouchibouguac Les rivières et estuaires de ce qui est maintenant le parc national Kouchibouguac ont joué un rôle de premier plan dans la culture du peuple Mik'maq ainsi que dans l'établissement des pionniers européens. Ces rivières leur fournissaient un moyen de transport et de la nourriture. Plus tard, lorsque les établissements européens furent installés de façon permanente, on commença l'exploitation des ressources naturelles aux fins d'agriculture, de foresterie et de pêche. Hier comme aujourd'hui, ces activités de récolte ne sont pas sans avoir des répercussions sur les écosystèmes aquatiques. L'exploitation forestière L'exploitation des forêts vit le jour après le grand incendie de Miramichi de 1825. Peu de temps après, les bâtisseurs de navires vinrent s'installer dans la région de Kouchibouguac où le feu avait épargné les forêts et commencèrent à récolter intensivement le Pin blanc. Plus tard, ce sont la Pruche du Canada (ou haricot) et le Bouleau blanc qui furent récoltés en grandes quantités. L'ère de la construction de navires fit place à l'époque des scieries, dont plusieurs furent construites le long des rivières Kouchibouguac et Kouchibouguacis. Chacune de ce scieries avait son barrage qui servait à transporter et à manipuler les billes. Les opérations forestières se modernisèrent tout au long du XXe siècle et l'utilisation des pesticides devint pratique courante dans les années 1940. L'arrivée de la scie à chaîne, dans les années 1950, signifia le début de la mécanisation des opérations forestières et entraîna de profonds changements dans la forêt. Dans le cadre de la lutte contre les infestations d'insectes comme la tordeuse du bourgeon d'épinette, on fit une utilisation intensive du DDT dans les forêts du Nouveau_Brunswick. Au cours des années 1970, on remplaça le DDT par un autre produit chimique appelé le Fenitrothion. Les opérations forestières, qui font partie de nos bassins versants depuis les années 1800, sont encore très présentes aujourd'hui. La récolte de la tourbe La récolte de la tourbe, en tant qu'activité économique, a vu ses débuts dans les années 1970. D'ailleures, les tourbières sont l'une des caractéristiques les plus remarquables du parc Kouchbouguac. Le paysage est couvert de tourbières ombrotrophes dont l'exploitation est relativement facile. Plusieurs entreprises se sont établies dans la région adjacente au parc. Puisque plusieurs tourbières sont situées le long des limites du parc, les parties situées à l'extérieur de celui_ci ne sont pas protégées et leur récolte pourrait avoir des effets néfastes sur le cours d'eau qu'elles alimentent. La récolte de la tourbe est en croissance depuis les années 1980. La pêche La pêche connut ses débuts dès l'arrivée des premiers pionniers. Elle fut d'abord une activité de subsistance puis se transforma en activité commerciale, avec la récolte d'espèces comme l'Anguille, le Gaspareau, le Saumon d'Atlantique et le Bar d'Amérique (ou bar rayé). La récolte des myes (ou coques) a toujours fait partie de la vie quotidienne des résidants locaux, qu'ils soient autochtones ou d'origine européenne. De nos jours, on pêche encore ces espèces dans le parc, mais en tant qu'activité traditionnelle. Au cours des trente dernières années, le saumon de l'Atlantique a connu une baisse importante dans la région, ainsi que dans les pays européens. Alors qu'il y a trente ans, 1,5 million de Saumons de l'Atlantique de toutes tailles retournaient chaque année pour frayer dans les rivières de l'est de l'Amérique du Nord, aujourd'hui, leurs chiffrent n'atteignent même pas les 350 000. Bien qu'il s'agisse d'une situation de crise, il n'est peut_être pas encore trop tard. Comme mesure de protection, la pêche au saumon a été interdite dans les rivières Kouchibouguac et Kouchibouguacis, ainsi que dans la plupart des rivières du sud du golfe Saint_Laurent. La récolte commerciale de cette espèce s'est poursuivie jusqu'aux années 1980. Le Bar d'Amérique, dont la situation est semblable à celle du saumon, a vu ses nombres diminuer de façon importante. Des données sur ses populations indiquent une baisse du nombre de reproducteurs dans toute la région depuis qu'on en a interdit la pêche en 1996. On situait leur nombre dans le sud du golfe Saint_Laurent à 18 500 en 1995, mais on en a dénombré que 4 000 en 2000. La seule aire de frai du Bar d'Amérique est située dans la rivière Miramichi. On sait qu'il migre à l'âge d'un an (poissons de 2,5 cm) vers d'autres rivières comme la Richibucto et la Kouchibouguac, à partir de la Miramichi. L'aire de frai dans cette rivière est située sur une longueur de quelques kilomètres seulement. L'usine de pâte à papier Repap, ainsi que sa nouvelle décharge industrielle, sont situés dans ce secteur. De plus, le Bar d'Amérique fraie au " prisme de sel ", ce qui le rend encore plus sensible aux perturbations environnementales en raison de son habitat de frai extrêmement particulier. Il est possible que le barrage de Kouchibouguac ait eu une influence sur les activités de frai le long de la rivière Kouchibouguac. Les prises accidentelles du Bar d'Amérique en tant qu'espèce non_pêchée dans les cages à Gaspareau et leur surexploitation ont contribué à son déclin. La récolte des myes (ou coques) dans le district 75 (de Pointe_Sapin à Bouctouche) a généralement connu un déclin entre 1986, où les prises se chiffraient à 138 tonnes métriques, et en 1995, où elles ne comptaient que 22 tonnes métriques. Cette baisse était évidente dans le parc en 1992. Les données recueillies pendant cette année révélaient une chute abrupte des populations de coques, dont la cause principale était la surexploitation provoquée par l'absence d'un système de gestion. À la suite de plusieurs études, le parc a interdit la récolte des coques entre 1997 et 1999. Ces deux années ont permis aux populations de se rétablir un peu et en 2000, on a rouvert la pêche dans quelques bancs. Cette année, les données nous indiquaient qu'on pourrait permettre la récolte dans tout le parc, tout en espérant que les populations ne rechuteraient pas. La qualité de l'eau Les données recueillies dans les rivières du parc indiquent une hausse de la température des eaux pendant les mois d'été. Cette augmentation est naturelle, puisque l'eau accumule la chaleur au fur et à mesure que la saison avance. Il y a toutefois motif à préoccupation, car les salmonidés (les saumons et les truites) sont très sensibles aux températures supérieures à 24 ou 25 degrés Celsius. Plusieurs facteurs, comme la diminution du couvert forestier le long des tributaires et la création d'étangs et de lacs, peuvent être à l'origine de cet accroissement de la température de l'eau. La sédimentation du réseau fluvial s'est accrue en raison des activités forestières et agricoles, de la construction et de l'entretien des routes, et des aménagements résidentiels et commerciaux. La qualité de l'eau est aussi affectée par les contaminations bactériennes issues des déchets municipaux, des systèmes d'égouts domestiques défectueux et des activités agricoles. En 1943, il n'y avait pas dix endroits de fermés à la récolte des mollusques au Nouveau_Brunswick. En 2000, la récolte était interdite à 135 endroits. La pêche aux coques a été interdite à de nombreuses reprises dans la baie de Saint_Louis en raison de contamination aux coliformes fécaux. Conclusion Des études préliminaires indiquent que les lits de zostère sont en bonne santé et que la base du réseau alimentaire (ou trophique) estuarien (le phytoplancton et le zooplancton) est bien diversifiée et saine. Les lits de zostère sont l'habitat le plus important de l'écosystème estuarien, car la plupart de nos espèces de poissons s'en servent comme abri, comme nourriture et comme aire de frai. Étant donné l'accroissement de la population dans le comté de Kent et en particulier, dans les environs du parc national Kouchibouguac, ces questions vont prendre de plus en plus d'importance. Les effets cumulatifs de toutes ces répercussions commencent à se faire sentir dans nos rivières et nos estuaires.
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Information mise
à jour le : 02/07/2002
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